image en noir et blanc de moi assise

Me voici devant vous couchée sur cette page,
Je vous ouvre mon cœur ainsi que mes entrailles :

Ma plus grande espérance est réduite à néant
Dès que le courageux s’abandonne aux caprices
Alors que l’innocent caresse l’abhorré
En regardant l’humain se rouler dans la boue…

J’aime… J’aime la vie ainsi que tous ces gens
Qui courent le poing levé par-dessous leur chemise…
Ah ! J’aime aussi le matin où les tendres couleurs
Câlinent encore la nuit en riant au soleil…
J’aime ces camaïeux de couleurs, d’émotions,
Le sensible d’un pleur retenu près de l’œil
Au lieu du vain ruisseau qui ruine les cœurs…

Ainsi donc est ma vie, ainsi va ma pensée,
Lisez sur cette page mon nom, mon intime,
Voyez les maux d’un cœur et sa simplicité…
Voyez donc les remous de mon âme enchaînée…

Cette page aurait pu si bien être roman
Que mes larmes et rires imbiberaient les mots,
L’eau coulerait des pages de même qu’en mon corps
Et celui qui des mots ne voit que la couleur
Pâtirait de la soif et mourrait sur ce fleuve…

Me voici, voici l’être, voici ce que je suis,
Mais pour parler de moi citerez-vous ces mots ?
Au contraire ma vie doit couler d’un seul vers,
Ainsi vous porterez mon essence à vos lèvres
Par la simple mémoire d’un nom conciliant
Hérité de Pandore, artisane de l’ébène…

Why'z Panthera

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