Alors que pour certaines personnes le début du mois de janvier est consacré au démontage et au recyclage de leur sapin, c’est le moment parfait pour moi de commencer à me promener dans les rues en quête de troncs qui serviront à mes futurs projets !

Devant les regards intrigués des passant.e.s, un petit lutin traverse les rues en trainant de grands sapins…

D’ailleurs, petite astuce si vous transportez des sapins seul.e (et que vous n’allez pas trop loin) : je trouve qu’ils sont plus faciles à déplacer après un jour de neige, car il suffit de les tirer et ils glissent très bien sur le sol 😀

Cette fois, j’ai fait 2 allers-retours, cela devrait suffire pour beaucoup de projets – sans compter les ami.e.s qui m’ont apporté un très bel arbre en plus des 2 récupérés dans mon quartier.

J’avoue, je mets parfois une option sur les sapins de mes contacts bien avant les fêtes :D. Cela dit, c’est une formule gagnant-gagnant : j’ai des sapins de belle taille pour mes projets et iels ne sont pas encombré.e.s quand vient le temps de jeter leur arbre !

Avant d’utiliser les sapins, il faut les laisser sécher dans un espace bien ventilé. Cette étape est très longue car :

  • le sapin est un résineux, donc la sève épaisse reste longtemps sous l’écorce. Il n’est d’ailleurs pas rare de trouver des poches de sève à l’intérieur du tronc d’un résineux des mois, voire des années après la coupe;
  • d’autre part, plus le tronc d’un arbre est gros, plus celui-ci prendra du temps à perdre son humidité.

En somme, plus vous attendez, plus le bois a de chances de sécher correctement. En l’occurrence, j’ai entreposé les troncs présentés dans cet article pendant 1 an avant de commencer à les utiliser !

Il existe aussi des conseils permettant de faire sécher plus vite du bois. Par exemple, couper les troncs à la taille la plus proche des projets que vous souhaitez faire, si vous connaissez déjà la longueur nécessaire.

Pour ma part, comme chaque partie des troncs allait servir pour un projet différent et que je n’avais pas encore décidé des dimensions de mes œuvres, j’ai coupé sommairement les sapins, à savoir : séparer les petites branches, couper les branches moyennes et tronçonner les parties plus larges du tronc en segments d’environ 1 mètre de long.

1 an plus tard, voici les troncs enfin prêts à être travaillés. Je laisse les brindilles et branches moyennes pour un autre article et présente ici la longue session de tronçonnage des troncs que j’ai réalisée afin d’obtenir des rondelles qui serviront, en partie, de tableaux que je pourrai pyrograver.

Comme vous pourrez le constater dans mon Work-Shop, j’ai ensuite laissé libre cours à mon imagination pour créer des petits tableaux pyrogravés dont, par exemple le ka (image de gauche), tambour traditionnel de la Guadeloupe, accompagné de la mention en créole « Kenbé » («Accroche-toi »), ou encore la fleur d’hibiscus dessinée toute en textures sur l’image de droite.

Je termine maintenant cet article avec une courte vidéo des étapes de gravure du tableau Hibiscus. Cette vidéo commence après que j’aie travaillé le dessin initial, imprimé le motif, puis reproduit cette image sur le bois à l’aide de papier carbone.