J’ai suivi un cours loisirs de restauration de meuble sur 5 semaines à l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie. Cet atelier a été donné par Mona Séguin, ébéniste depuis plus de 10 ans et spécialisée dans le décapage et la finition artisanale (ébénisterie Les Dames du Faubourg). Ce cours a été une excellente occasion d’apprendre à utiliser les teintures, chose que je n’avais jamais essayé !

Avant tout, il me fallait trouver un meuble à restaurer. Comme je ne fais jamais les choses à moitié, j’ai cherché un projet qui présentait un bon niveau de difficulté.

Dans l’optique de refaire mon set de cuisine, j’avais récupéré quelques mois auparavant une chaise assez éprouvée par les intempéries : elle était restée dehors en hiver et couverte de neige. 
Verdict : un plateau gondolé, des lattes et des pieds décollés, le bois grisé et le vernis précédent bien écaillé.

Comment restaurer cette chaise en préservant le caractère unique donné par l’érosion ? 
Un projet parfait pour mon cours !

La première étape a été de décaper l’ancien vernis. Au menu : du décapant et beaucoup d’huile de coude ! Après 2 bonnes heures de décapage et de nettoyage du bois, j’ai procédé au collage du plateau et des pieds afin de solidifier la chaise. J’ai d’ailleurs eu une belle surprise une fois le bois nettoyé : le plateau présente un magnifique veinage que j’ai décidé de ne pas teindre.

Après la réparation, j’ai redessiné les contours du plateau à l’aide de papier sablé afin d’amplifier l’arrondi. Une fois ceci fait, place à la teinture. N’oubliant pas que je voulais préserver le plateau de la chaise car le veinage est tout simplement sublime !

Phase finale : la finition à l’huile d’abrasin pour amplifier le veinage du bois. Pourquoi de l’huile d’abrasin ? Car les huiles en général et particulièrement l’huile d’abrasin s’imprègnent dans le bois et en rehaussent l’éclat. Les couleurs sont donc plus lumineuses et intenses qu’avec une finition à l’eau. Cette huile répondait donc parfaitement mon envie d’amplifier le vieillissement et les défauts, ou plutôt singularités du bois, au lieu de les masquer.

Pour mieux présenter le contraster, on fait un petit avant-après pour la route ?